Accueil / SCSL au Québec / Ce qui nous anime / Notre Fondatrice
Notre histoire / Saint Louis / SCSL dans le monde
Personnes  associées / Projets de vie pour toi / Bible
Pensées de Mère Saint-Louis / Événements / Autres liens

Présentation / Engagements / Lieux de résidence 
Pont-Rouge / Les Ardennes
  
Atelier Art et Vie / Marie-Louise-Élisabeth / Sabrevois
Béthel / Mali / Sénégal / Événements


Communauté de Magnanbugu


Rép. du  MALI

BAMAKO    PROFESSION RELIGIEUSE

MAGNANBUGU

KITA

   Notre quartier
Sur la rive droite du fleuve Niger, dans le quartier de Magnanbugu, à  8 km du centre ville de Bamako, vit, depuis 1993,  une communauté des Sœurs de la Charité de Saint-Louis. 

Le niveau économique et social de la population s’échelonne entre une classe moyenne supérieure et une classe de plus en plus appauvrie.  Plusieurs écoles publiques et privées (du jardin d’enfants au lycée) servent la population.  Dans les alentours de notre résidence, trois écoles et un centre de santé communautaire : voilà nos voisins immédiats.  Des petits commerces jalonnent la rue principale : alimentation, boulangerie, bar-restaurant, quincaillerie, mercerie.


Les vendeuses de fruits et légumes, de pommes de terre frites, de brochettes, de beignets et d’eau fraîche montent leurs étals, au début de l’après-midi.  Le boucher, quant à lui, sous son abri de fortune fait de tôles d’aluminium, est au poste tôt le matin pour recevoir les bœufs qu’il débitera en quartiers.

Les communautés de croyants :  musulmans, protestants, catholiques et les personnes de la religion traditionnelle cohabitent dans le respect mutuel. La communauté chrétienne de Magnanbugu s’est bien organisée de façon à former une famille vivante, unie et en expansion.  Elle travaille fort et cherche par des moyens variés, à sa taille, à recueillir les sommes nécessaires pour enfin construire son lieu de prière, une église capable d’accueillir tous les membres, leur offrant une place assise.


Les langues parlées sont le bambara et le français.  Le bambara est cependant la langue dominante, celle la plus employée dans le commerce.

Dans le quartier se sont installés beaucoup d’étrangers, Africains fuyant leur pays devenu inhospitalier, à cause de la guerre ou du mal-vivre causé par une politique désastreuse.  Ces réfugiés augmentent, il va s’en dire, le nombre de chômeurs. 
 

  Que faisons-nous dans ce quartier ?  

Trois sœurs une malienne, une haïtienne, une canadiennes ainsi qu'une pré-novice assurent différents services d’éducation dans le quartier de Magnanbugu : Implication dans la catéchèse aux niveaux national, diocésain, paroissial : deux sœurs vont, deux fois la semaine, assurer la catéchèse à des enfants et adolescents de deux écoles privées catholiques.

De plus, le samedi matin, notre cour grouille d’une centaine d’enfants et de jeunes du niveau primaire et secondaire, des élèves qui fréquentent l’école publique et qui, de ce fait, ne peuvent recevoir la formation religieuse.  Deux sœurs, sept à huit catéchètes (étudiant-e-s,  pères et mères de famille) dispensent la Parole à ce petit monde.


La formation des nombreux jeunes et moins jeunes qui donnent généreusement de leur temps pour la catéchèse des enfants, c’est aussi notre lieu d’éducation de la foi.

L’animation de groupes de réflexion pour des jeunes en recherche du sens de la vie et de la découverte de leur vocation.

La culture à la portée de tous

Le quartier de Magnanbugu, de petite bourgade rattachée au centre de Bamako, il y a 30 ans, est devenu un centre résidentiel et commercial.  Tous les services et commerces possibles s’y sont installés.  Mais il manquait quelque chose… Les jeunes chômeurs passent leur journée désoeuvrés aux carrefours ou essaient de louer le service de leurs bras, à toute heure du jour, à qui voudrait les embaucher.  Ce sont les ouvriers de la 9e heure, de la 11e heure de l’Évangile.

Il manquait donc

  un lieu qui serait comme «la maison de la culture,
  un lieu où on apprend le plaisir de lire, où on peut partager, échanger sur des sujets d’actualité, participer à des débats à partir de romans ou de vidéocassettes.

Avec les Petites Sœurs de Foucauld, des adultes et des jeunes du quartier, nous avons participé à l’ouverture d’une «Salle de lecture pour tous».  Des enfants, des étudiants, des jeunes la fréquentent, nombreux, enthousiastes, nullement incommodés par le bruit  et la poussière que soulèvent les milliers de cars publics qui s’arrêtent devant la porte pour déverser leur lot de passagers.  C’est la «salle de lecture pour tous», et par définition, la salle de lecture facilite la concentration. 

  Quoi encore?
Notre résidence ouvre ses portes chaque semaine
   

aux enfants d’un Mouvement d’Action catholique, que nous nommons »Amis de Kisito», nom du plus jeune martyr de l’Ouganda.  Un Mouvement qui regroupe dans une même ambiance d’amitié, chrétiens (catholiques et protestants) et musulmans;

 

aux chrétiens du quartier qui se rassemblent en foule les jours de fête ou en petit nombre  pour partager nos temps de prière quotidienne;

 

aux réfugiés des pays voisins ou éloignés, fuyant la guerre, à la recherche d’une sécurité qui leur manque terriblement.  Associées à des personnes de bonne volonté (chrétiens ou musulmans) de professions diverses et ainsi aptes à trouver des issues, nous formons un réseau qui essaie de soulager tant de détresses physiques, morales, et d’ouvrir une fenêtre sur la lumière pour des personnes qui demandent tout simplement d’être reconnues dans leur dignité humaine;

 

à des mamans en quête de lait ou de nourriture pour leurs enfants; aux femmes du quartier pour un accompagnement spirituel et un soutien mutuel.  Nous allons aussi vers  des femmes retenues en milieu carcéral; de nombreuses personnes qui nous resteront toujours inconnues… en participant, notre tour venu, à l’animation d’une radio privée qui offre un temps d’antenne hebdomadaire à la foi chrétienne.

  Vous savez maintenant
qu’à Magnanbugu, trois sœurs de la Charité de Saint-Louis participent à la mission éducative de l’Église en travaillant au développement intégral et harmonieux de la personne humaine : Soeurs Cécile Labbé, Rachel Desravines et Aline Mounkoro.   Héritières du charisme de notre Fondatrice, Marie-Louise-Élisabeth de Lamoignon (Vénérable Mère Saint-Louis) nous tendons de tout notre être à restaurer dans la miséricorde et la justice, l’humanité blessé, à poser des gestes de partage et de solidarité qui révèlent la tendresse du Père et son Amour sauveur. (cf. Const., no 2)

Vous viendrez nous voir?