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Après une séparation de 40-45 ans, je ne peux vous traduire les cris de joie, de surprise, les acclamations de toutes sortes, les : «T’en souviens-tu»?, «C’est incroyable»! «C’est encore toi!» ou «Comme tu as changé!». Même la meilleure des directrices d’école n’aurait pu imposer le silence, la discipline dans cette école. On entend cela de partout, car tous les appartements et tous les étages sont ouverts pour la visite de la maison. Les cœurs débordent de joie et d’émotions fortes de retrouver des compagnes, mais aussi les professeures : 25 sont présentes sur une possibilité de 35, et les absentes ont de très, très bonnes raisons. |
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Un punch nous réunit à 11 h.
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Telles des femmes bien formées par les Sœurs de la Charité de Saint-Louis, le buffet se sert en un temps record, car il ne faut manquer aucune minute pour jaser. Nous prenons place aux tables selon nos années de séjour à l’école. Sœur Yvette Viger, supérieure provinciale, qui a accepté notre invitation, a l’insigne privilège de prendre son repas avec le dernier groupe des graduées, celui de 1966. |