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QUELQUES TRAITS
DE NOTRE HISTOIRE


Les Sœurs de la Charité de Saint-Louis, connues sous le nom de 
Sœurs de Saint-Louis de France dans les endroits du Québec où elles résident 
depuis longtemps,  sont d'origine française, plus précisément 
de Vannes, en Bretagne.

Le 25 mai 1803, l'évêque de Vannes nomme Marie-Louise-Élisabeth de Lamoignon, 
désormais connue sous le nom de MÈRE SAINT-LOUIS, supérieure à vie de la Congrégation
qu'elle a fondée pour l'éducation  des petites filles pauvres et abandonnées.

Au décès de la Fondatrice, la Congrégation compte  une cinquantaine de religieuses. 
Elles désirent vivre selon son esprit et porter aux déshérités l'amour de Dieu qui les habite.
Déjà quatre établissements sont fondés :


Au début du 20e siècle, quel événement incite les Sœurs de la Charité de Saint-Louis à changer de pays, 
à accepter ce qui est pour elles un dur exil? La vague d'anticléricalisme qui déferle sur la France 
(lois Combes et Waldeck-Rousseau) est pour la supérieure générale du temps, Mère Marie-Fidèle, 
une interpellation à entrer dans de nouvelles contrées où le Seigneur ouvrirait 
la voie à son Institut.   Elle opte d'abord pour l'Angleterre et ensuite pour le Canada.

 

ARRIVÉE AU QUÉBEC EN 1902

Le 7 novembre l902, deux jeunes religieuses, Soeur Sainte-Eugénie et 
Soeur Marie-des-Anges arrivent à Sainte-Adélaïde de Pabos, Gaspésie, 
pour y tenir une école.  Trois autres compagnes :  
Soeur St-Pascal, Soeur Anne de Gonzague et Soeur St Achille doivent aller 
les rejoindre en décembre.  Des malentendus obligent celles-ci
à demeurer quelques mois à Halifax. 
Le séjour dans la péninsule devait être de courte durée.   
Des difficultés de juridiction entre les autorités du milieu deviennent une occasion Providentielle pour les Soeurs de la Charité de Saint-Louis  de s'implanter
dans la région de Québec.



Elles sont accueillies dans le diocèse de Québec par Mgr Louis-Nazaire Bégin (l840-l925).
A la proposition de ce dernier, plusieurs prêtres demandent ces religieuses éducatrices pour 
leur paroisse.  Le 24 octobre l903, dix-sept sœurs arrivent à Québec; l'année suivante, en juillet l904, 
trente-six autres viennent les rejoindre.  Trois ou quatre ans plus tard, elles sont 
une soixantaine d'éducatrices dans des écoles publiques ou privées dans les 
comtés de Portneuf, Beauce, Mégantic, Bellechasse, Québec, Lévis… 
où la qualité de leur service est très appréciée.

En cette première partie du 20e siècle, les fondations se multiplient au Canada, jusque dans l'Ouest canadien (Alberta, Saskatchewan) et aux Etats-Unis pour une implication des 
Sœurs dans l'éducation selon les intuitions de Mère Saint-Louis.

«Le vrai zèle doit être généreux et actif,
c’est-à-dire qu’il ne doit se laisser décourager, ni rebuter par rien».
(Marie-Louise-Élisabeth,Conf., p. 492)