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Née à Paris, le 3 octobre 1763, Marie-Louise-Élisabeth de LAMOIGNON est descendante
d'une famille de la noblesse et, par son mariage avec François-Édouard MOLÉ,
comte de CHAMPLÂTREUX, elle entre dans une autre famille célèbre.
Épouse comblée, mère heureuse, elle partage son temps entre les joies d'une vie aisée, l'aide
aux malheureux et la prière. L'avenir s'annonce prometteur. Pourtant, la souffrance
n'est pas loin! Elle perd trois de ses cinq enfants que ni les bons soins ni les compétences médicales d'alors
ne parviennent à préserver d'une mort prématurée.
Puis la Révolution française éclate. La famille Molé subit toutes sortes de vexations
et de violences,
y compris l'exécution, par la guillotine, du Comte Molé, après un procès sommaire et sans accusation.
Marie-Louise-Élisabeth supporte ces grandes souffrances avec une foi soutenue
par son amour de Dieu.
Sa méditation du mystère de la Croix la conduit à désirer se consacrer à Jésus Sauveur dans une communauté contemplative dont elle entrevoit la fondation. Monsieur de Pancemont, curé de sa paroisse de Saint-Sulpice,
lui assure un accompagnement spirituel qui l'oriente vers un service de charité.
Devenue veuve et libre, après le mariage de ses deux enfants, Mathieu et Félicité, elle renonce
à son attrait
pour la vie monastique afin de répondre aux besoins de l'Église de
France
signifiés par son guide spirituel M. Xavier-Menaud de Pancemont, curé
de Saint-Sulpice.
Quand M. de Pancemont est nommé évêque à Vannes, Bretagne, il
insiste pour que
l'oeuvre
projetée se réalise, non plus à Paris, mais à Vannes.
Le 25 mai 1803, l'évêque de Vannes nomme Marie-Louise-Élisabeth de
Lamoignon, désormais
connue sous le nom de Mère Saint-Louis, supérieure à vie de la
Congrégation
qu'elle a fondée pour l'éducation de la jeunesse abandonnée et
l'oeuvre des retraites spirituelles.
Mère Saint-Louis place sa Congrégation sous la protection de saint
Louis qu'elle présente
à sa famille religieuse comme modèle de foi, ami des pauvres,
artisan de justice et de paix.
Au décès de la Fondatrice, la Congrégation compte une cinquantaine de religieuses.
Elles désirent vivre selon son esprit et porter aux déshérités l'amour de Dieu qui les habite.
Déjà quatre établissements sont fondés :
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