En route pour le Canada   La traversée   Sainte-Adélaïde de Pabos   Première démarche
Lettre de Mère Marie-Fidèle   Ouverture de l'école   Départ du 2e groupe   Arrivée du 2e groupe 
Séjour à Halifax  Voyage à Rimouski   Lettre du 26 mars de Mère Marie-Fidèle  Une fin d'année difficile 
9 octobre 1897  Vers l'Angleterre   Arrivée à Minehead   Une rencontre déterminante  
 
Questions devant l'inconnu...
   Sr Marie de Jésus, déléguée de Mère Marie-Fidèle   Nouveaux essais   
Tentatives de Mgr F.X. Bossé   Des offres insolites   Acceptation par Mgr L.N. Bégin  
 
Le rameau Nord américain prend racine   
Célébration du 25 mai 2002    Arbre du Centenaire 

Depuis 1897, la crise anticléricale ne fait qu’empirer. 
La visite de Sœur Candide de Jésus, sscm (Marie Férec),
à ses anciennes maîtresses de l'orphelinat Saint-Louis de la Providence (rue Carnel, Lorient) suscite un nouvel espoir chez les Soeurs de la Charité de Saint-Louis. 

Information qui oriente la décision du Conseil général

Une de nos anciennes orphelines de Carnel, la Révérende Mère Candide de Jésus, Supérieure du Couvent de la Sainte Famille à Saint Éphrem de Tring, diocèse de Québec, fut priée par Mgr Bossé, Curé de Sainte Adélaïde, de lui envoyer quelques-unes de ses religieuses. La bonne Mère répondit qu’elle ne pouvait donner de ses filles, mais qu’elle connaissait en France les Sœurs de la Charité de Saint-Louis qui l’avaient élevée, et que certainement ces chères religieuses seraient heureuses de répondre à son appel. (RCG)

ORPHELINAT SAINT-LOUIS DE LA PROVIDENCE

Description fournie au Gouvernement français

L’orphelinat sis à Lorient, avenue de Carnel* est établi dans des bâtiments appartenant à la Société civile de l’Orphelinat de St-Louis de la Providence qui a été constituée par acte au rapport de Me Desbiens, notaire à Lorient, en date du 23 mai 1884 et qui exploite le dit orphelinat avec le concours de religieuses appartenant à la Congrégation autorisée des Sœurs de la Charité de Saint-Louis, dont le siège est à Vannes.

Orphelinat 
St-Louis de la Providence,
rue Carnel, Lorient

Orphelinat
 St-Louis de la Providence, 
rue Carnel, Lorient

L’orphelinat de Lorient comprend un personnel de 80 à 100 orphelines de 6 à 21 ans. À partir de l’âge de 13 ans, elles y sont admises gratuitement : une pension variable, mais d’un chiffre toujours très modique est exigée pour celles qui n’ont pas atteint cet âge. À leur sortie, lors de leur majorité, la Supérieure de l’établissement leur assure un placement et leur donne un trousseau complet : des gratifications leur sont remises sur le produit de leur travail et à leur sortie, il leur est donné une somme en argent variable suivant les enfants.

Renseignements fournis au Gouvernement français avec la demande d’autorisation conformément à l’article 23 du décret 16 août 1901.

 

En 1902, au moment de l'arrivée des Soeurs de la Charité de Saint-Louis
à Sainte-Adélaïde de Pabos, 
Marie Férec, ancienne élève de Carnel, est devenue provinciale
 
des Sœurs Servantes du Saint-Cœur de Marie du Québec et des États-Unis.
Qui est cette femme choisie par la Providence pour jouer un rôle capital dans l'histoire de l'expansion de la Congrégation des Soeurs de la Charité de Saint-Louis?

NOTICE BIOGRAPHIQUE  

«Sœur Candide de Jésus (Marie Férec) naquit à Lorient en Bretagne, le 24 octobre 1864; elle entra au noviciat de Larue, le 9 août 1886, prononça ses premiers vœux le 25 mars 1889 et ses vœux perpétuels le 21 juillet 1895... 

En septembre 1899, elle fut appelée au Canada pour fonder la petite école de Limoilou. Au mois de décembre de l’année suivante, elle devient supérieure provinciale, poste qu’elle occupe jusqu’en 1903, et fonde les Couvents de Rivière à Pierre, Saint-Rémi et Notre Dame des Anges à St-Éphrem de Tring. 

Sœur Candide de Jésus, sscm
 
1864-1919

De 1903 à 1926 elle occupe différents postes puis, elle est de nouveau nommée supérieure provinciale en 1926. Vingt-six mois plus tard, soit le 11 février 1929, elle meurt d’un cancer. Deux phrases résument bien sa vie : Elle aima … et fut aimée.  Rien de plus admirable en elle que sa parfaite pauvreté, son dévouement inlassable servi par une extraordinaire activité».

Notes biographiques puisées aux archives des Soeurs Servantes du Saint-Coeur de Marie, Québec.

 

«Elle aima...  et fut aimée... »   Cette affirmation est confirmée par le témoignage 
d'une Soeur de la Charité de Saint-Louis 
dont la mère a été l'élève de Sr Candide de Jésus, sscm.

TÉMOIGNAGE

J’ai été heureuse de voir, sur le site de ma Congrégation, les Sœurs de la Charité de Saint-Louis, à l’item Centenaire, la photo de Mère Candide de Jésus, des Sœurs Servantes du Saint-Coeur de Marie. 

Maman (Camille Dubé) a connu cette religieuse à St-Ephrem de Beauce, alors qu’elle préparait son diplôme d’enseignement du Bureau Central.

Ma mère avait beaucoup de respect et d’affection pour cette religieuse si bonne, si dévouée et toujours souriante. À ses yeux de jeune fille de 17 ans, Mère Candide de Jésus était la religieuse idéale. Elle rêvait, nous a-t-elle dit, «Si j’ai des filles, j’en appellerai une Candide» Ce qui arriva. En effet, une de ses huit filles s’appelle Candide et, religieuse chez les Sœurs de la Charité Saint-Louis, elle porte, pendant quelques années, le nom en religion de Sœur Candide de Jésus.

Voilà le souvenir qu’éveille en moi la lecture de cette page d'histoire à l’item Centenaire.

Monique Lapointe, s.c.s.l.

CENTENAIRE