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En agissant ainsi, j’ai voulu appeler l’attention des représentants de notre ville et commune de Vannes et, plus tard, s’il y a lieu, celle du Gouvernement sur les services que vous et votre Congrégation vous rendez depuis si longtemps à notre cité et à ses enfants et qui sont hautement appréciés, je le sais par la population tout entière.
Il y a là pour notre ville un intérêt d’une importance majeure qui permet à son Conseil Municipal d’intervenir, sous la forme de vœux nettement exprimés, près des représentants de l’État afin d’obtenir, tout au moins, que la loi dite d’Abonnement ne soit pas exécutée contre vous avec une pareille rigueur.
Il s’agit donc de démontrer aux pouvoirs compétents, l’intérêt qu’a notre ville à ce que vous continuiez, comme par le passé, à rendre à ses enfants les services auxquels nos concitoyens attachent un si haut prix et dans quelle mesure seraient augmentées les charges déjà si lourdes qui incomberaient à l’État lui-même, au département et à notre commune si, en maintenant les ordres d’exécution immédiate et sans merci de la loi fiscale, l’État amenait votre ruine; par suite, l’anéantissement de toutes vos
œuvres de charité qu’il serait, à coup sûr, impuissant à remplir avec une pareille abnégation et un semblable dévouement*. {…}
* Pour plaider auprès des pouvoirs compétents, le Maire demande ensuite des statistiques sur l'oeuvre de l'Institut.
Le Maire de Vannes,
Charles Riou
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