En route pour le Canada   La traversée   Sainte-Adélaïde de Pabos   Première démarche
Lettre de Mère Marie-Fidèle   Ouverture de l'école   Départ du 2e groupe   Arrivée du 2e groupe 
Séjour à Halifax  Voyage à Rimouski   Lettre du 26 mars de Mère Marie-Fidèle  Une fin d'année difficile 
9 octobre 1897  Vers l'Angleterre   Arrivée à Minehead   Une rencontre déterminante  
 
Questions devant l'inconnu...
   Sr Marie de Jésus, déléguée de Mère Marie-Fidèle   Nouveaux essais   
Tentatives de Mgr F.X. Bossé   Des offres insolites   Acceptation par Mgr L.N. Bégin  
 
Le rameau Nord américain prend racine   
Célébration du 25 mai 2002    Arbre du Centenaire 

VOYAGE À RIMOUSKI 


Le séjour  des Soeurs Saint-Pascal, Anne de Gonzague et  Saint-Achille chez les Soeurs de la Charité d'Halifax est heureusement assuré jusqu'au printemps 1903.  Cette nouvelle est consolante.

 Le ciel s'est-il complètement éclairci pour  Sr Ste-Eugénie?  Pas vraiment.  Les nuages s'accumulent du côté de Rimouski.  Une visite à Mgr André-Albert Blais s'impose.


 

SAINTE-ADÉLAÏDE DE PABOS VERS  MATAPÉDIA (225 km)   

Enfin, il fallait essayer de tirer la situation au clair, Sr Ste-Eugénie partit  donc pour Rimouski, le 2 mars, 45 milles à faire en carriole par une température  de –35o, la pauvre Sœur faillit mourir de froid en traversant la rivière Grand-Pabos.  Lundi soir, coucher à Port Daniel, mardi, arrivée à Matapédia  à 11h du soir.    

HALIFAX VERS MATAPÉDIA (350 km)   

Soeur Anne de Gonzague, venue d'Halifax pour accompagner la voyageuse, l’attendait. 

VERS L'ÉVÊCHÉ DE RIMOUSKI  (155 km)   

Elles reprirent le train à 2 h du matin, et arrivèrent à Rimouski à 6 h,  un bout de toilette, un déjeuner sommaire à l’hôtel, une visite au Bon Dieu pour lui recommander leur affaire, et en route pour l’évêché.  Elles avaient un peu d’espoir : c’était le 4 mars, anniversaire de la mort de leur vénérée Fondatrice.  (R-1)




VISITE À MGR ANDRÉ-ALBERT BLAIS

Evêché de Rimouski où Sr Sainte-Eugénie
et Sr Anne-de-Gonzague rencontrèrent 
Mgr André-Albert  Blais

L'Archevêché de Rimouski lors de la fin
de sa construction en 1903

Demande renouvelée

Introduites dans le petit salon, elles attendirent peu.  Sa Grandeur parut bientôt et, du seuil, regarda longuement les visiteuses. Ce premier regard n’avait rien d’encourageant. M. Duguay, secrétaire de la Commission Scolaire qui les accompagnait, remit une lettre d’introduction de Mgr Bossé et plaida la cause des Sœurs aussi chaleureusement qu’il put, il tenait tant à les garder.

Mgr André-Albert Blais

Refus définif ?

Tout fut inutile : la place avait été promise aux Sœurs du St-Rosaire; l’évêque ne pouvait s’interposer pour rendre nulles des négociations ouvertes entre les autorités de cette Congrégation, la Commission scolaire et le Curé de Pabos.  D’ailleurs, le diocèse était pauvre, et ne pourrait suffire à tant de Communautés.  Enfin, il fallait l’assentiment du Chapitre sans lequel l’évêque ne peut rien faire… et comme Sr Ste-Eugénie risquait : «Eh bien! Mgr, si votre Chapitre nous était favorable, pourrions-nous compter sur la bienveillance de Votre Grandeur?»  «Ah ! mais, ma bonne dame, je ne suis pas obligé d’obéir à mon Chapitre…» 

Ah ! Cher Monseigneur ! Un refus tout net eût été préférable.

Sr Ste-Eugénie demande une bénédiction

On avait discuté et plaidé assez longtemps.   La pauvre Sœur sentait si bien la volonté arrêtée de l’éconduire qu’elle s’agenouilla, sollicitant une bénédiction qui vaudrait, peut-être, plus tard, aux Sœurs de la Charité de Saint-Louis, le droit d’entrée dans le diocèse de Rimouski*, ce qui permettrait à Mgr Blais de contempler, du ciel, le bien qu’elles y feraient

 

L'école de  Matane
en 1969

 

 

* Les Soeurs 
de la Charité 
de Saint-Louis
  ont oeuvré dans le
 diocèse de Rimouski
  de 1966-1996

Voyage de retour

À 3 h, les deux voyageuses reprenaient le train pour Matapédia où elles arrivèrent à 11 h du soir; Sr Anne de Gonzague repartit pour Halifax à 2 h du matin et Sr Ste-Eugénie, pour 
New Carlisle et Pabos, à 8 h.   Arrivée à New Carlisle, à 3 h de l'après-midi, à Port-Daniel vers 8 h du soir, à Pabos à 1 h ½ du matin.

Réflexion de Sr Ste-Eugénie

Soeur Ste-Eugénie pensait, en franchissant cette longue étape, à sa situation présente : elles étaient là, deux jeunes Sœurs, sans appui et presque sans abri, puisque l’évêque ne les voulait pas dans son diocèse, et trois autres Sœurs attendaient à Halifax, chez les Sœurs de Charité de Madame Seton, qu’on ait trouvé un gîte définitif. Quelle était donc la cause de cette situation anormale? (R-1)

CENTENAIRE

RETOUR

SCSL au Québec