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Lettre de Mère Marie-Fidèle   Ouverture de l'école   Départ du 2e groupe   Arrivée du 2e groupe 
Séjour à Halifax  Voyage à Rimouski   Lettre du 26 mars de Mère Marie-Fidèle  Une fin d'année difficile 
9 octobre 1897  Vers l'Angleterre   Arrivée à Minehead   Une rencontre déterminante  
 
Questions devant l'inconnu...
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Tentatives de Mgr F.X. Bossé   Des offres insolites   Acceptation par Mgr L.N. Bégin  
 
Le rameau Nord américain prend racine   
Célébration du 25 mai 2002    Arbre du Centenaire 


LES SOEURS N'ARRIVERONT NI À NEW YORK NI À QUÉBEC
MAIS BIEN À HALIFAX OÙ PERSONNE NE LES ATTEND

Première nuit à Halifax
Le bateau arriva à HALIFAX le 18 décembre 1902 et tous débarquèrent : il était dix heures du soir. Là comme à Québec, personne n’attendait les Sœurs; leurs conducteurs* étaient aussi neufs qu’elles, venant au Canada pour la première fois; cependant l’un d’eux entra dans une maison et téléphona au Couvent du Bon Pasteur * où l’on ne comprit rien. 

 Ce fut grand émoi à leur arrivée au monastère; personne ne les connaissait.  Enfin, elles parlèrent des Pères Eudistes et tout s’expliqua : les portes s’ouvrirent, les cœurs aussi.  Des lits furent installés dans les parloirs et les voyageuses purent prendre un repos bien nécessaire.   (R-2)
* Il s'agit des Pères Eudistes Camille Le Doré, Laizé, de la Cotardière, Jarry et 
des séminaristes Etienne Régnault et Louis Frinault

La Révérende Mère Marie Alphonse, Supérieure du Bon Pasteuret ses religieuses, témoignèrent à nos exilées un affectueux intérêt; mais malgré leur désir... elles étaient dans l'impossibilité de les recevoir(R-2)

Soeur Sainte-Eugénie décrit leur situation dans sa lettre du 27 décembre 1902 : Au Bon Pasteur, où elles sont descendues, elles couchent dans le dortoir des Soeurs, pas une chambre n'est disponible; au Sacré-Coeur où elles
se sont adressées, même impossibilité de les recevoir. (C-1)
* Il s'agit de la Congrégation des Soeurs de Notre-Dame du Bon-Pasteur  (Angers)
   fondée en 1835 par Rose-Virginie Pelletier (Sainte Marie-Euphrasie).


Devront-elles quitter Halifax ?
 

En ce temps de Noël,  «Il n’y a pas de place pour elles à l’hôtellerie».  Devront-elles quitter Halifax? Sœur Sainte-Eugénie le croit vraiment et, entre-temps, obtient de Mère Candide de Jésus, sscm,  l’assurance qu’elle les recevra à Saint-Éphrem.  «Vous êtes pour moi une vraie Providence», écrit-elle dans cette même lettre(C-1)

SÉJOUR À HALIFAX

(Archives des Soeurs de la Charité d'Halifax)

Maison Mère des Soeurs de la Charité d'Halifax  telle qu'elle était en 1903.
Les trois Soeurs s'y rendaient  enseigner le français aux novices.
 

Accueil réconfortant

La bienveillante intervention des Pères Eudistes obtint l’admission dans un autre Couvent de la ville : les Sœurs de Charité, fondées par Madame Seton * au commencement du dix-neuvième siècle.   (R-2)  
Mère Élizabeth Seton  (1774-182)1, canonisée par Paul VI, le 14 septembre 1975.

Soeur Saint-Pascal, Soeur Anne de Gonzaque et Soeur Saint-Achille reçoivent une hospitalité entièrement gratuite et sont entourées d'attentions délicates et par les religieuses et par le Supérieur des Eudistes*  auquel elles s'adressent pour les confessions et les conseils dont elles ont besoin.  Elles devront rester à Halifax jusqu'à ce qu'elles puissent rejoindre Soeur Sainte-Eugénie et Soeur Marie des Anges. 
(RCG, p. 95)

* Père Paul LECOURTOIS, Supérieur du Holy Heart  Seminary, Halifax

Adaptation progressive

Les trois Soeurs entrées au Couvent de la paroisse St.Patrick, le 7 janvier 1903, se mirent immédiatement à l'étude de l'anglais, chacune eut une religieuse chargée de lui donner des leçons.  Elles eurent en outre l'autorisation d'assister aux classes et d'y apprendre les méthodes employées, ce qui leur fut très utile dans la suite.  En retour, elles donnèrent des leçons de français aux Soeurs de la maison et aux novices de la Maison Mère située aux environs de la ville, le Mont St.Vincent.  Toutes à leurs études, elles n'oubliaient pas le monastère du Bon Pasteur; tous les dimanches, elles y passaient l'après-midi, toujours accueillies comme des Soeurs aimées...  On sentait qu'elles voulaient leur faire oublier l'exil.

Ce fut donc dans une atmosphère de religieuses sympathiques tant au couvent St. Patrick qu'au monastère du Bon Pasteur que s'écoulèrent les sept à huit mois que les trois Soeurs passèrent à Halifax. 
(R-2)                        

Devraient-elles aller à Rimouski?

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