|
|
|
|
|
|
Première nuit à Halifax |
| Le bateau arriva à HALIFAX le 18 décembre 1902 et tous débarquèrent : il était dix heures du soir. Là comme à Québec, personne n’attendait les Sœurs; leurs conducteurs* étaient aussi neufs qu’elles, venant au Canada pour la première fois; cependant l’un d’eux entra dans une maison et téléphona au Couvent du Bon Pasteur * où l’on ne comprit rien. |
|
|
Ce fut grand émoi à leur arrivée au monastère; personne ne les connaissait. Enfin, elles parlèrent des Pères Eudistes et tout s’expliqua : les portes s’ouvrirent,
les cœurs aussi. Des lits furent installés dans les parloirs et les voyageuses purent prendre un repos bien nécessaire. (R-2)
|
|
La Révérende Mère Marie Alphonse, Supérieure du Bon Pasteur* et ses religieuses, témoignèrent à nos exilées un affectueux intérêt; mais malgré leur désir... elles étaient dans l'impossibilité de les recevoir. (R-2) |
|
|
Devront-elles quitter Halifax ? |
|
En ce temps de Noël, «Il n’y a pas de place pour elles à l’hôtellerie». Devront-elles quitter Halifax? Sœur Sainte-Eugénie le croit vraiment et, entre-temps, obtient de Mère Candide de Jésus, sscm, l’assurance qu’elle les recevra à Saint-Éphrem. «Vous êtes pour moi une vraie Providence», écrit-elle dans cette même lettre. (C-1) |
|
|
SÉJOUR À HALIFAX |
|
|
| (Archives des Soeurs de la Charité d'Halifax) |
|
Maison Mère des Soeurs de la Charité d'Halifax telle qu'elle était en 1903. |
|
|
Accueil réconfortant |
|
La bienveillante intervention des Pères Eudistes obtint l’admission dans un autre Couvent de la ville : les Sœurs de Charité, fondées par Madame Seton * au commencement du dix-neuvième siècle. (R-2) |
|
|
Adaptation progressive |
|
Les trois Soeurs entrées au Couvent de la paroisse St.Patrick, le 7 janvier 1903, se mirent immédiatement à l'étude de l'anglais, chacune eut une religieuse chargée de lui donner des leçons. Elles eurent en outre l'autorisation d'assister aux classes et d'y apprendre les méthodes employées, ce qui leur fut très utile dans la suite. En retour, elles donnèrent des leçons de français aux Soeurs de la maison et aux novices de la Maison Mère située aux environs de la ville, le Mont St.Vincent. Toutes à leurs
études, elles n'oubliaient pas le monastère du Bon Pasteur; tous les dimanches, elles y passaient l'après-midi, toujours accueillies comme des Soeurs aimées... On sentait qu'elles voulaient leur faire oublier l'exil. |
|
RETOUR |
SCSL au Québec |