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ARRIVÉE DU DEUXIÈME GROUPE |
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Ma bonne Mère, |
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Le 12 décembre 1902 |
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Vous nous comblez vraiment de bienveillantes attentions, et je ne puis vous dire combien je vous suis reconnaissante de la sympathie que vous nous témoignez.
Je voudrais pouvoir vous dire aujourd’hui que tout va pour le mieux, mais je suis toujours comme sœur Anne, je ne vois rien venir. Néanmoins, je ne désespère pas, et je prie le Bon Dieu d’arranger toutes choses pour sa gloire, c’est cela seulement que nous devons chercher. |
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Mais une affaire qui complique peut-être la situation : une lettre d’aujourd’hui m’annonce que trois Sœurs doivent, ou ont dû, quitter la France dans la première quinzaine de ce mois, sous la conduite d’un Père Eudiste. Parties du Havre ou de Liverpool, elles débarqueront à New York ou à Halifax.
Mais où? Je ne sais. On me dit qu’un télégramme m’avertira de leur arrivée et je n’ai rien reçu; jugez de mon questionnement. Je vais moi-même télégraphier à Vannes demain matin. |
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D’autre part, il est matériellement et moralement impossible de les recevoir ici : le local n’est pas prêt, et surtout, surtout, Monseigneur Blais ne répond rien. J’ai donc recours à vous encore, ma bonne Mère, pourriez-vous recevoir, à St Éphrem la Sœur oblate que l’on m’annonce? |
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J’écris à la Supérieure du Bon Pasteur à Québec pour lui demander de recevoir les deux Sœurs de chœur; elles étudieraient l’anglais et s’initieraient aux méthodes canadiennes. Comme ces chères petites seraient occupées, elles auront moins le temps de s’ennuyer, et je leur écrirai souvent; mais la pauvre petite Sœur oblate, qu’y ferait-elle? Si donc, ma bonne Mère, vous pouviez la recevoir chez vous, vous me rendriez un immense service. (...) |
| Et puis, me donnant votre réponse, que je désire le plus tôt possible, posez telles conditions qu’il vous plaira; car vous savez les bons comptes font les bons amis, et je n’ai pas l’intention d’abuser de vous. |
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Autre chose, ma bonne Mère, cette lettre étant absolument pour vous, je vous confierai qu’il ne faudrait pas qu’on sache que ces Sœurs sont venues pour la mission de Pabos. Si cela arrivait à la connaissance de Monseigneur Blais, il pourrait en être très fâché, or, les affaires sont déjà assez tendues. Quand je saurai sûrement à quoi m’en tenir, j’écrirai aux Sœurs de ne pas dire qu’elles sont pour ici, mais qu’elles attendent leur destination pour mai prochain.
Je l’ai donné à
entendre ainsi à la Supérieure du Bon Pasteur à qui je ne me confie pas comme à vous. Je vous prie de dire la même chose autour de vous. Ce qui est vrai, puisque ces chères Sœurs ne nous viendront qu’en mai. (…) |
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Cette dernière ne tarde pas à écrire de nouveau à |
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CENTENAIRE |
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