En route pour le Canada   La traversée   Sainte-Adélaïde de Pabos   Première démarche
Lettre de Mère Marie-Fidèle   Ouverture de l'école   Départ du 2e groupe   Arrivée du 2e groupe  
 
Séjour à Halifax  Voyage à Rimouski   Lettre du 26 mars de Mère Marie-Fidèle   Une fin d'année difficile   
9 octobre 1897  Vers l'Angleterre   Arrivée à Minehead   Une rencontre déterminante   
Questions devant l'inconnu...    Sr Marie de Jésus, déléguée de Mère Marie-Fidèle   Nouveaux essais  
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Le rameau Nord américain prend racine 
  Célébration du 25 mai 2002    Arbre du Centenaire 

   

   

ARRIVÉE DU DEUXIÈME GROUPE


Le 12 décembre 1902, Sr Ste-Eugénie et Sr Marie des Anges reçoivent une lettre  de Mère Marie-Fidèle,  supérieure générale, leur annonçant  que 

Sr Saint-Pascal, Sr Anne de Gonzague et Sr Saint-Achille, 

parties de Liverpool le 10 décembre, sont en route  vers le Canada.   Cette nouvelle, qui devrait être source de joie pour les deux soeurs exilées, devient facteur d'inquiétudes et d'angoisses.  Le jour même, 
Sr Ste-Eugénie écrit de nouveau à Sr Candide de Jésus, sscm, pour lui faire part de la situation.


Ma bonne Mère,

Le 12 décembre 1902

  Remerciements       Vous nous comblez vraiment de bienveillantes attentions, et je ne puis vous     dire  combien je vous suis reconnaissante de la sympathie que vous nous témoignez.  Je voudrais pouvoir vous dire aujourd’hui que tout va pour le mieux, mais je suis toujours comme sœur Anne, je ne vois rien venir. Néanmoins, je ne désespère pas, et je prie le Bon Dieu d’arranger toutes choses pour sa gloire, c’est cela seulement que nous devons chercher.

  Difficultés      Mais une affaire qui complique peut-être la situation : une lettre d’aujourd’hui m’annonce que trois Sœurs doivent, ou ont dû, quitter la France dans la première quinzaine de ce mois, sous la conduite d’un Père Eudiste.  Parties du Havre ou de Liverpool, elles débarqueront à New York ou à Halifax.  Mais où?  Je ne sais.  On me dit qu’un télégramme m’avertira de leur arrivée et je n’ai rien reçu; jugez de mon questionnement. Je vais moi-même télégraphier à Vannes demain matin.

  Accueil à St-Ephrem?     D’autre part, il est matériellement et moralement impossible de les recevoir ici : le local n’est pas prêt, et surtout, surtout,  Monseigneur Blais ne répond rien.  J’ai donc recours à vous encore, ma bonne Mère, pourriez-vous recevoir, à St Éphrem la Sœur oblate que l’on m’annonce?

  Accueil à Québec?     J’écris à la Supérieure du Bon Pasteur à Québec pour lui demander de recevoir les deux Sœurs de chœur; elles étudieraient l’anglais et s’initieraient aux méthodes canadiennes. Comme ces chères petites seraient occupées, elles auront moins le temps de s’ennuyer, et je leur écrirai souvent; mais la pauvre petite Sœur oblate, qu’y ferait-elle? Si donc, ma bonne Mère, vous pouviez la recevoir chez vous, vous me rendriez un immense service. (...)

  Adieu!  ma bonne Mère.  Merci encore de tout l’intérêt que vous nous portez. Votre Sœur en Notre Seigneur. (C-1)

Sœur Sainte Eugénie

Cette dernière ne tarde pas à écrire de nouveau à  
Mère Candide de Jésus.  Elle la supplie :

.........   Au cas où la Supérieure du Bon Pasteur ne pourrait recevoir mes Sœurs, pourriez-vous les recevoir toutes les trois chez vous? Ou m’indiquer une autre maison religieuse où on pourrait les prendre à Québec même? Puis on me parle de leur faire prendre les cours de l’École Normale, ou du moins d’y aller quelquefois, est-ce sage? Dois-je le faire? Je ne reculerai pas devant les dépenses, mais je ne veux pas aller contre les usages.   Conseillez-moi.............. (C-1)

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