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Ste Adélaïde de Pabos, le 29 novembre 1902
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| Monseigneur André Albert Blais,
Évêque de Saint-Germain de Rimouski
Monseigneur,
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Arrivées depuis quelques jours dans votre diocèse, nous venons par cette lettre, ce que nous aurions vivement désiré faire en personne, demander à Votre Grandeur sa paternelle bénédiction ; et, au nom de notre Supérieure générale, nous vous prions de vouloir bien nous permettre de nous fixer définitivement à Sainte Adélaïde, vous assurant de notre entière et respectueuse soumission en tout ce qu’il vous plaira de nous ordonner.
Notre Révérende Mère vous supplie de vouloir bien être le Supérieur de notre petite Communauté ; et nous espérons que grâce à notre filiale obéissance et à notre dévouement, cela ne vous donnera aucun souci. |
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Mgr André-Albert Blais
1842-1919
Évêque de Rimouski en 1891 |
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Toute la paroisse de Pabos semble très bien disposée en notre faveur, et nous espérons faire du bien à une population si sympathique et si bienveillante aux Religieuses : l’accueil enthousiaste qui nous a été fait nous permet de bien augurer de l’avenir.
Bien que Monseigneur Bossé n’ait demandé à notre Mère Générale que d’envoyer deux Sœurs voir les choses elles-mêmes et qu’il eût ajouté que Votre Grandeur trouvait la saison trop avancée pour venir en Canada, notre Révérende Mère, d’après les renseignements fournis par Monseigneur sur la situation qui nous serait faite à Sainte Adélaïde, n’a pas jugé nécessaire, pour éviter de faux frais, d’envoyer avant tout, deux Sœurs voir les choses elles-mêmes. Elle nous a donc engagées à rester si Votre Grandeur voulait bien nous autoriser
à demeurer dans son diocèse.
Nous avons d’ailleurs trouvé toutes choses comme Monseigneur Bossé l’avait dit ; nous pourrions dire mieux qu’il l’avait dit : la bâtisse destinée à servir de couvent est grande et aussi confortable que plusieurs de nos maisons de France, les ressources de l’école et les secours que nous recevrons des paroissiens nous permettront de vivre facilement ; et nous comprenons que l’établissement commencé est non seulement convenable mais même qu’il sera florissant et pourra se suffire par lui-même. C’est
ce que nous disons en toute sincérité à Votre Grandeur et à notre Révérende Mère Supérieure.
Nous vous prions de nouveau de nous bénir, Monseigneur, et de recevoir l’hommage du plus profond respect de celles qui sont heureuses de se dire vos diocésaines. (C-1)
Sœur Sainte Eugénie
Une carte postale du secrétaire disant que l’évêque était absent pour quelque temps arriva le 2 décembre 1902.
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