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Le rameau Nord américain prend racine 
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Monseigneur André-Albert Blais préparait-il un refus définitif? 
Mgr François-Xavier Bossé  devait s’en douter car il connaissant bien son évêque.
Dès avril, il écrit à des amis pour leur recommander les 
Sœurs de la Charité de Saint-Louis qui obtiennent beaucoup de succès dans sa paroisse.
Voici quelques extraits de lettres qu’il reçoit ou émet pour venir en aide à l’Institut.

 

Réponse négative à  une demande de
Mgr François-Xavier Bossé
 
  Alfred (Ontario) 2 avril 1903

Monseigneur,

J’ai semblé retarder de répondre à votre lettre, mais je voulais consulter et m’informer s’il n’y avait pas possibilité de vous aider quelque part, dans l'Ontario. On m’assure que les Évêques ont reçu de nombreuses demandes des communautés expulsées et qu’ils ont décidé la question chacun dans leur sens.

Je crois qu’il serait plus difficile d’en faire accepter par l’Épiscopat Irlandais d’Ontario. {…} Je crois que la meilleure chance serait auprès des évêques de l’Ouest : l’Archevêque Langevin, Mgr Pascal et Mgr Légal. {…}
(C-2)

(Signature illisible)
 

Réponse négative à  une demande de
Mgr François Xavier Bossé
  Salmon River (Nouvelle-Écosse) 1903 

Monseigneur,

Quand à mon influence par ici, au milieu des Irlandais comme supérieurs et des Anglais protestants comme fabricants des lois scolaires, elle est nulle. C’est un véritable chagrin pour moi d’avoir les mains liées et de ne pouvoir recevoir ces bonnes Sœurs, exilées de France. L’air ne leur serait pas bon ici; {…} les esprits sont loin d’être favorables aux Congrégations. Dans une pareille occurrence, il n’y a rien à faire. {…} Il y a longtemps que je désirais un couvent ici, mais c’est impossible pour le présent…

Alphonse Côté, PP (C-2)
 

Lettre de Mgr François Xavier Bossé à 
Mgr Sbaratti délégué du Pape à Ottawa
  Sainte-Adélaïde de Pabos, 1903

Excellence,

{…} Il y a quatre mois, me sont arrivées de Vannes, Bretagne, deux Sœurs enseignantes de la Congrégation des Sœurs de la Charité de Saint-Louis, avec une excellente lettre de recommandation de Mgr de Vannes, leur Ordinaire. On avait cru d’abord pouvoir utiliser leurs services pour un Couvent ici. Elles ont même commencé à enseigner le français et les éléments anglais à garçons et filles, avec succès complet. Des circonstances les obligent à discontinuer, à leur grand regret et au nôtre.

Votre excellence connaîtrait-elle une position possible pour elles quelque part ? Elles font vœu spécial d’enseignement. Trois autres de leurs Sœurs attendent à Halifax qu’une telle position s’offre à elles, formant ainsi un personnel complet pour ouvrir classe, pensionnat ou orphelinat de filles. Leur nombre pourrait être augmenté. Leur Supérieure locale a toute autorisation à cet effet de la Supérieure générale, permettant ainsi de faire des arrangements sans longs retards.

Mgr de Rimouski leur a exprimé ses plus vives sympathies, tout en regrettant de ne pas se trouver en demeure de les utiliser actuellement dans son Diocèse.

F. X. Bossé, ptre, C.S.SS. (C-2)