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Le silence du côté de Rimouski pèse lourd depuis novembre 1902. |
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Lettre de Mère Marie-Fidèle à Mgr Louis-Nazaire Bégin |
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Vannes, 10 avril 1903 |
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Monseigneur, |
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Plusieurs de nos maisons sont fermées! Il faut que je cherche où caser mes religieuses. Ma pensée se reporte comme naturellement vers vous, Monseigneur. Je dis «naturellement» veuillez me pardonner, je vous le demande par la mémoire de |
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C’est en son nom et au mien que je viens vous demander, Monseigneur, s’il ne vous serait pas possible de recevoir quelques-unes de nos Sœurs dans votre archidiocèse; elles ne seront pas encombrantes, elles travailleront, nous vivons modestement. Le but de notre Institut est l’éducation des petites filles, principalement des pauvres. La chère Sœur Candide de Jésus, religieuse que vous honorez de votre haute estime, Monseigneur, a été élevée dans l’une de nos maisons, elle pourrait au besoin vous parler des Sœurs de la Charité de Saint-Louis. Si, comme j’ose l’espérer, votre Grandeur nous donnait quelqu’espoir, nous prendrions nos dispositions pour la fin de l’année scolaire : juillet et août. On tolère jusqu’à cette date certaines de nos écoles. |
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Mon cœur s’ouvre à la confiance, Monseigneur, et me porte à vous dire ma peine tout entière : Monseigneur l’Évêque de Rimouski ne permet pas que nos Sœurs s’établissent définitivement à Sainte-Adélaïde de Pabos où elles sont aimées et respectées des parents et des enfants. Le bon Mgr Bossé, curé de la paroisse, a fait tout ce qu’il a pu près de son Évêque qui persiste à ne pas vouloir admettre les membres d’une troisième congrégation dans son diocèse. Nos Sœurs ont pris un engagement pour jusqu’à la fin de l’année scolaire. Il faudra qu’alors elles trouvent gîte quelque part ailleurs. Vous leur aviez prédit des croix, Monseigneur, elles se le rappellent et disent : Vive Jésus et sa Croix ! |
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Daignez agréer, Monseigneur, avec l’hommage de mon très profond respect, l’expression de ma sincère gratitude pour vos bontés envers mes filles, et pour celles qu’attend de votre grand cœur leur pauvre Mère, votre très humble servante. (RCG) |
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* Mgr Jean-Marie Bécel et Mgr Louis-Nazaire Bégin se sont connus |
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Mère Marie-Fidèle lance un appel du côté de la Roumanie. Le 27 mai 1903, elle s’adresse à Monseigneur F. Xavier de Homstein, Archevêque latin de Bucarest : |
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Lettre de Mère Marie-Fidèle à Mgr F. Xavier de Homstein |
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Vannes, 27 mai 1903 |
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Éminence, La crise douloureuse que traversent les Congrégations religieuses en France, ne doit pas être inconnue de votre Grandeur. Plusieurs de nos maisons sont fermées, d’autres vont l’être incessamment. Mes Sœurs veulent rester fidèles aux Saints Vœux qu’elles ont faits au Seigneur; elles désirent travailler à sa gloire en continuant à s’occuper de nos œuvres : orphelinats, instruction des enfants, surtout des enfants pauvres.
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La réponse de l'archevêché de Bucarest est datée du 17 juin 1903 | ||
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Madame la Supérieure,
C’est avec le plus grand plaisir que Mgr l’Archevêque vous recevrait en Roumanie, si cela lui était possible. Il y aurait certainement du bien à faire, et vos bonnes Sœurs seraient chez nous, à la hauteur de leur tâche. Mais nous ne pouvons malheureusement rien faire pour le moment dans le sens que vous nous indiquez, parce qu’il nous faudrait l’autorisation de l’État roumain et qu’il la refuserait sûrement. Nous en avons déjà fait l’expérience {…} Mgr l’Archevêque ne peut donc que compatir vivement à vos douloureuses épreuves et
prier le Seigneur d’en abréger la durée. {…}
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