Accueil / SCSL au Québec / Ce qui nous anime / Notre Fondatrice / Notre histoire / Saint Louis
    
SCSL dans le monde / Personnes  associées / SCSL : projets de vie

Pensées de Mère Saint-Louis
/ Événements / Bible / Autres liens   

5-

PURGATOIRE

 

Nous constatons que les Limbes ont vraiment subi une éclipse totale et définitive. La Bible et les textes du Concile Vatican II sont totalement muets sur ce sujet !

Pour ce qui est du Purgatoire,  le nom n'est pas dans la Bible, ni dans les textes du Concile Vatican II. Cependant, nous le retrouvons dans le Catéchisme de l'Église catholique. Je vous transmets ci-dessous les quelques numéros qui en expliquent très clairement le sens, donnant les coordonnées bibliques ou conciliaires qui s'y rapportent.

   

 

Catéchisme de l'Église catholique : Purgatoire

   

 

La purification finale ou Purgatoire

 

1030

Ceux qui meurent dans la grâce et l'amitié de Dieu, mais imparfaitement purifiés, bien qu'assurés de leur salut éternel, souffrent après leur mort une purification, afin d'obtenir la sainteté nécessaire pour entrer dans la joie du ciel.

     

 

Enseignement de l'Église au 14e et 16e siècle

 

1031

L'Église appelle Purgatoire cette purification finale des élus qui est tout à fait distincte du châtiment des damnés. L'Église a formulé la doctrine de la foi relative au Purgatoire surtout aux Conciles de Florence en 1304, et de Trente en 1580. La tradition de l'Église, faisant référence à certains textes de l'Écriture, parle d'un feu purificateur : 

 

 

 

Pour ce qui est de certaines fautes légères, il faut croire qu'il existe avant le jugement un feu purificateur, selon ce qu'affirme  Celui qui est la Vérité, en disant que si quelqu'un a prononcé un blasphème contre l'Esprit Saint, cela ne lui sera pardonné ni dans ce siècle-ci, ni dans le siècle futur  (Mt 12, 31). Dans cette sentence nous pouvons comprendre que certaines fautes peuvent être remises dans ce siècle-ci, mais certaines autres dans le siècle futur.  (S.Grégoire  le Grand, dial 4, 39.)

       

 

1032

Cet enseignement s'appuie aussi sur la pratique de la prière pour les défunts dont parle déjà la Sainte Écriture : «Voilà pourquoi il (Judas Macchabée) fit faire ce sacrifice expiatoire pour les morts, afin qu'ils fussent délivrés de leur péché» (2 M 12, 46). Dès les premiers temps, l'Église a honoré la mémoire des défunts et offert des suffrages en leur faveur, en particulier le sacrifice eucharistique, afin que, purifiés, ils puissent parvenir à la vision béatifique de Dieu.  L'Église recommande aussi les aumônes, les indulgences et les oeuvres de pénitence en faveur des défunts :

 

 

 

Portons-leur secours et faisons-leur commémoraison. Si les fils de Job ont été purifiés par le sacrifice de leur père, pourquoi douterions-nous que nos offrandes pour les morts leur apportent quelque consolation ? N'hésitons pas à porter secours à ceux qui sont partis et à offrir nos prières pour eux.  (S. Jean Chrysostome, hom.in)

       

 

1472

Pour comprendre cette doctrine et cette pratique de l'Église il faut voir que le péché a une double conséquence. Le péché grave nous prive de la communion avec Dieu, et par là il nous rend  incapables de la vie éternelle, dont la privation s'appelle la «peine éternelle» du péché. D'autre part, tout péché, même véniel, entraîne un attachement malsain aux créatures, qui a besoin de purification, soit ici-bas, soit après la mort, dans l'état qu'on appelle Purgatoire. Cette purification libère de ce qu'on appelle la «peine temporelle» du péché. Ces deux peines ne doivent pas être conçues comme une espèce de vengeance, infligée par Dieu de l'extérieur, mais bien comme découlant de la nature même du péché. Une conversion qui procède d'une fervente charité peut arriver à la totale  purification du pécheur, de sorte qu'aucune peine ne subsisterait. (Cf. Cc. Trente : DS 1712-1713)

 

 

Pour aller plus loin

 

 

Voir Index thématique : réconciliation, rédemption, rémission et autres...

 

 

 

6- JACOB
Le récit de l'astuce de Jacob aidé de la ruse de Rébecca se trouve dans
Gn 27,1-45; c'est une page pittoresque et savoureuse.

A la suite de saint Augustin, plusieurs anciens ont tenté par tous les moyens d'excuser le mensonge de Jacob. Ils voient dans Jacob supplantant Ésaü un symbole de I'Église remplaçant la Synagogue et, dans les vêtements et les poils dont se couvre Jacob, un symbole de nos péchés dont s'est recouvert le Christ. C'est bien beau au sens allégorique, mais le sens littéral est là : Jacob a menti !


Ce n'est tout de même pas pour cela qu'il devient l'élu de Dieu! Il faut replacer ce récit «dans le cadre d'une morale en­core imparfaite», dit la Bible de Jérusalem.  «La conscience mo­rale n'était pas alors exigeante en fait de loyauté», expliquent d'autres auteurs. Le mensonge a toujours été péché, mais les humains n'ont compris que peu à peu jusqu'à quel point il fallait le rejeter. Remis dans son contexte historique, ce récit ne fait aucunement scandale. Remarquons d'ailleurs que dans sa rédaction définitive, on y fait mention d'une certaine crainte de Jacob à mentir
(V. 12).

D'abord il faut se rappeler qu'un saint est un homme qui n'est pas nécessairement sans péché. Tomber et se relever, voilà ce qui fait les saints. L'essentiel, c'est de ne pas rester par terre sans faire d'efforts pour réparer et pour devenir meilleurs.

Tous les saints en sont là.  Leur foi, leur espérance et leur charité grandissaient à mesure qu'ils prenaient conscience de leur faiblesse; ils n'ont jamais perdu confiance en l'infinie miséricorde de Dieu. Voyez saint Pierre, le roi David, Marie-Madeleine.


Pour Ies saints de l'Ancien Testament, il faut se replacer, en lisant des faits peu édifiants, dans la tragique situation du monde païen où l'homme est difficilement en présence de son Créateur. A cette époque, on n'était pas encore très scrupuleux sur les questions de loyauté et de droiture, même au sujet d'un droit sacré, et l'astuce des Bédouins encore aujourd'hui est restée proverbiale.

Donc, il est inutile de tenter d'excuser certains personnages de mensonges flagrants. Ainsi Jacob agit frauduleusement en sachant très bien ce qu'il fait; si son père découvre le stratagème, il s'expose à se voir maudit et il n'a aucune illusion à ce sujet. Il entend bien supplanter son frère incapable de diriger le clan; il avait déjà habilement obtenu de son frère le droit d'aînesse. De plus, Ésaü avait fait honte à la famille en se mariant avec des filles du pays.


Souvenons-nous aussi que même les fautes des saints concourent à la réalisation du plan divin. Ainsi Yahvé utilise-t-il ici la fraude de Jacob pour diriger vers lui le fruit de la Promesse. Un proverbe  portugais dit : «Dieu écrit droit avec des lignes courbes». Ajoutons que le pauvre Jacob a chèrement payé sa faute par un long et pénible exil chez son oncle Laban.

 

 

… et le combat de Jacob avec l'Ange ?

 

 

 

Malgré tous les efforts déployés par les exégètes, ce récit reste l'un des plus mystérieux de l'Ancien Testament.   Ce texte (Gn 32, 23-33), à sa façon populaire et primitive, essaie d'expliquer trois choses :

   

  1)

l'origine du nom de Penuel qu'il interprète comme voulant dire  «face de Dieu» et met en relation avec une apparition à Jacob; 

   

2)

l'origine du mot «Israël»qu'il interprète comme voulant dire «avoir été fort contre Dieu» et met en relation avec une lutte de Jacob;

 

 

3)

l'origine d'une antique prescription alimentaire défendant aux Juifs de manger le nerf sciatique des animaux et qu'il met en relation avec une blessure de Jacob.

 

 

 

Apparition, lutte et blessure de Jacob se perdent dans la nuit des temps et se raccrochent à de très vieilles histoires populaires. Mais il est beaucoup plus important, utile et enrichissant de voir ce qu'elles préfiguraient face à l'avenir : Le peuple d'Israël va rencontrer Dieu sur sa route, mais c'est au prix de luttes incessantes et non sans de profondes blessures qu'il réussira à s'en faire bénir pour devenir un peuple nouveau.  Et n'est-ce pas là I'histoire de chaque être humain qui devra affronter la lutte contre le mal sous toutes ses formes pour rester fidèle à Dieu?

 

Pour cette dernière partie de votre question, si vous désirez saisir davantage, vous pouvez lire : *

 

* Le combat de Jacob, par M.-D. Molinié, o.p. Paris, éd. du Cerf, 1968

 

RETOUR    

Questions
Bible-accueil