Accueil / SCSL au Québec / Ce qui nous anime / Notre Fondatrice / Notre histoire / Saint Louis / SCSL dans le monde
 
Personnes associées /  SCSL : projets de vie /  Autres liens / Pensées de Mère Saint-Louis / Événements / Centenaire / Centenary
Bicentenaire / Bicentenary / Sr Geraldine Hagel : Lettre / Letter / Session, Vannes 2003 / Vannes 2005 Bible / Distinctions honorifiques  

11- La Garde affectée au tombeau du Christ
 

En lisant votre question, je note que Claude Tassin dans son commentaire sur l’évangile selon saint Mathieu (Mt 27, 62-66) nous informe que « la tradition d’une garde affectée au tombeau de Jésus, sous le contrôle de l’autorité romaine veut démontrer l’impossibilité de la thèse du rapt du corps de Jésus » pour qu’on ne dise pas ensuite : « Il est ressuscité ! ». On met un surcroît de précaution, dit-il : « On scelle la pierre du sépulcre comme si la Mort avait besoin des hommes pour garder sa proie ! » 

Nous pouvons noter déjà au v. 4 du ch. 28, que les soldats « furent bouleversés et devinrent comme mort ». Alors que Jésus est vivant, eux sont devenus comme morts! 

Notons encore que dans ce même chapitre, nous les retrouvons auprès des prêtres et des scribes, aux v. 11-15, pour recevoir la consigne du silence avec paiement. 

Jésus étant ressuscité, les gardes deviennent des témoins involontaires mais plus crédibles, qu’on essaie de faire mentir. L’événement des gardes du tombeau vient donc renforcer le témoignage des Apôtres,  la résurrection de Jésus les fortifie et prend toute sa vigueur alors que de partout on entend le cri de la foi : « Jésus qui était mort, Il est vivant ! »

12- Baruch 5, 1-9;   Jérusalem, quitte ta robe de tristesse et de misère, revêts pour toujours la beauté de la gloire de Dieu, …

Dispersion et misère;

Le texte concerne des croyants qui vivent en exil, dans une situation dif­ficile. Ils n'ont pas à perdre espoir car, bientôt, Dieu va intervenir en leur faveur pour qu'ils soient de nouveau rassem­blés. Qu'ils regardent donc vers l'Orient où le bonheur les attend. Qu'ils ne se laissent pas gagner par la tristesse mais s'enveloppent de joie, et qu'ils aillent de l'avant.

On remarquera comment Dieu est omniprésent tout au long de ce texte : «Dieu va déployer ta splendeur... Dieu te donnera ces noms... Dieu te les ramène... Dieu a décidé... Sur l'ordre de Dieu... Dieu conduira Israël dans la joie...» Source de bonheur, le rassemblement est d'abord oeuvre de Dieu.

Lorsque Nabuchodonosor détruisit Jérusalem (587 av. J.C.), le peuple d'lsraël se dispersa en différentes régions. L'élite fut entraînée à Baby­lone, rejoignant un premier groupe qui l'avait précédé en exil (597 av. J.C.). Afin d'éviter la domination babylonienne, plusieurs juifs s'étaient sauvés en Égypte. D'autres enfin s'étaient dispersés en divers pays pour y trouver refuge.


L'époque de l'Exil marqua le début de la dispersion des Juifs à travers le monde. Depuis le 6e siècle av. J.C. jusqu'à nos jours, lsraël a sans cesse expérimenté l'humiliation d'être minoritaire dans chaque pays où le peuple avait été dispersé. Être minoritaire signifie presque tou­jours l'insécurité et la souffrance.


Un  peuple  vivant d'espérance

Même dans les pires tragédies, l'être humain continue d'espérer. Sans l'espérance, son coeur cesserait de battre, puisqu'il ne ver­rait rien en avant.

Aussi le Peuple de Dieu a non seule­ment entretenu, mais intensifié son espérance durant les six siècles précédant le Messie. La proclama­tion attribuée à Baruch exprime admirablement le « rêve » d'lsraël. Elle reprend les images les plus sug­gestives des prophètes qui, depuis l'Exil, avaient renouvelé l'espéran­ce d'lsraël. Pour affirmer sa foi dans la fidélité de Dieu, Baruch décrit la restauration selon le modèle du re­tour de l'Exil, qui lui-même était apparenté à l'Exode. La libération par Yahvé, de l'esclavage d'lsraël en Égypte, constitua le point de départ de l'histoire du Peuple que Dieu di­rige constamment vers le salut définitif.

Se basant sur les interventions du Seigneur dans le passé, Baruch enseigne l’espérance, en opposant la robe de tristesse et de misère à la gloire de Dieu. En se détournant de son Seigneur, lsraël s'est entouré de détresse comme d'un vêtement. Aussi le prophète peut dire : c'est ta robe de tristesse. Mais si tu mets ta confiance entièrement dans ton Sei­gneur, tu seras orné de la gloire même de Dieu, sans craindre au­cune déchéance.

Le cortège de gloire

La joie du Peuple éclatera, car Dieu se souvient. Sa miséricorde (amour gratuit qui pardonne) et sa justice (fidélité à ses promesses) assurent que le Seigneur Interviendra avec puissance. Tous les obstacles disparaîtront : les montagnes se­ront nivelées et les vallées comblées pour que le Peuple1 dirigé par son Seigneur, soit  porté en triomphe vers la Terre Promise.

A une réalité nouvelle correspond un titre nouveau. Le Peuple rénové participera à la gloire  (Dieu se révélant dans l'histoire), en raison de sa piété envers Dieu. Il jouira de la paix (l'épanouissement parfait de l'être humain en accord avec la vocation divine), procurée par la jus­tice de Dieu. La dispersion en des pays étrangers prendra fin : tous les enfants  de Jérusalem seront rassemblés par la parole créatrice du Dieu Saint.

RETOUR    

Questions
Bible-accueil