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Pour prolonger la réflexion
sur la Parole de Dieu

QUESTIONS ...?

22e dimanche ordinaire. B - 30 août 2009

LA LOI OU LE CŒUR ?

«Vous laissez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher 
à la tradition des hommes… »
(Mc 7, 8)

  Pour nous, la parole de Dieu n'est pas qu'un livre. Elle est une personne, le Christ vivant au milieu de nous. Laissons-le venir à nous. Osons l'accueillir jusque dans notre mal. Osons lui dire : «Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole et je serai guéri.»
    cf. Vie Liturgique, N° 378, p. 56
  Il n'est pas suffisant de se tenir dans la vie en disant qu'il faut faire le bien et éviter le mal, si on ne parvient pas à dire, à propos de situations concrètes : Où est le bien et le mal ?
    cf. Rassembler, Vol. 63, N° 4, p. 48
  L'enseignement de Jésus devrait nous empêcher de mettre notre confiance d'une manière exagérée dans l'observance de la loi pour elle-même. Jésus ne prêche pas de ne pas l'observer, mais il rappelle le but, la fin : être au service de l'Alliance, de l'amitié entre Dieu et son peuple.
    cf. Rassembler, Vol. 54, N° 4, p. 43

21e dimanche ordinaire B - 23 août 2009

JE CROIS ET JE RESTE !

«Quant à nous, nous croyons et nous savons que Tu es le Saint de Dieu» (Jn 6, 69)

  Tout comprendre n'est pas une exigence de la foi. La foi exige une confiance indéfectible en celui qui est choisi. Elle exige aussi du fidèle qu'il puisse s'écrier avec une ferveur véritable : Seigneur, tu as les paroles de la vie éternelle.»
    cf. Rassembler, Vol. 51, N° 4, p 38
  Continuer de marcher avec Jésus, c'est risquer de s'engager sur des sentiers inconnus. C'est être assuré que tout au cours de la vie, il y aura des choix de plus en plus profonds à faire. Des choix de plus en plus engageants et décisifs qui achemineront vers cette Vie éternelle dont parle Jésus et où tout sera enfin compris dans la lumière.
    cf. Rassembler, Vol. 51, N° 4, p. 40
  Le texte précise que beaucoup de disciples de Jésus trouvaient ses propos intolérables.  «Cela vous heurte ?», leur demandait-il.  Deux mille ans plus tard, ces paroles viennent nous bousculer à notre tour, secouer la tranquillité de notre foi. Jésus nous adresse cette même interrogation : «voulez-vous partir, vous aussi ?»
    cf. Vie liturgique, No 378, p. 52

20e dimanche ordinaire B - 16 août 2009

VIVRE ÉTERNELLEMENT ? COMMENT EST-CE POSSIBLE ? 

«Celui qui mange de ce pain vivra éternellement» (Jn 6, 58)

  Jésus affirme que, dans son sacrifice, il va offrir sa personne concrète en nourriture et boisson, qu'il faudra manger (mâcher) même et boire. L'accueillir réellement en le recevant sacramentellement sera, pour le croyant : entrer avec lui dans une intimité toute nouvelle, participer à la communion divine et éternelle du Père et du Fils, recevoir le gage de la résurrection au dernier jour.
    cf. Missel de l'Assemblée dominical, par les Moines de St-André, Éd. Brepols, 1981, p. 1021
  Les versets que nous entendons aujourd'hui parlent de «pain vivant descendu du ciel», puis de «chair donnée pour que le monde ait la vie» et, de «chair à manger et de sang à boire.» Cette entrée dans le mystère eucharistique montre bien que la foi au Christ est nécessaire à toute pratique eucharistique et à la reconnaissance de sa présence.
    cf. Rassembler, Vol. 60, N° 4, p. 45
    PRIÈRE
    Seigneur, notre foi a besoin d'être nourrie au fil des jours,
et tu t'es fait «pain vivant» pour donner la vie en abondance. 
Merci de nous révéler ton visage dans la Parole et l'Eucharistie.
Merci de faire en nous ta demeure par la communion à ton corps et à ton sang. 
Que ton Esprit transforme nos cœurs 
comme il change le pain et le vin en ta personne vivante, 
pour que nous devenions à notre tour ton corps vivant, 
Église au milieu du monde.
    cf. Rassembler, Vol. 60, N° 4, p. 46

Du 19e dimanche ordinaire B - 9 août 2009

MANGER LE PAIN DE LA PAROLE

«Le pain que je donne, c'est ma chair pour que le monde ait la vie»  (Jn 6, 51)
  Jésus a beau répéter qu'il est le «pain qui est descendu du ciel», il se heurte au refus de ses auditeurs. Tout ce qu'ils peuvent voir en lui, c'est le «fils de Joseph». Ce n'est pas d'aujourd'hui que les humains éprouvent des difficultés à entrer dans les choses de la foi. (…)
  Parce que Dieu est tout autre que nous, nous avons besoin que le Christ vienne à nous pour nous faire connaître le visage de Dieu. Nous avons besoin de la Parole qui vient du ciel pour entrer dans le mystère de Dieu et recevoir de lui la vie. (…)
    PRIÈRE
    Aux murmures des Hébreux dans le désert, 
tu répondais Seigneur, par le don de la manne. 
Plus qu'une nourriture banale, le pain du désert était signe de ta bienveillance pour ton peuple.

Aux murmures des gens qui ne voyaient en Jésus que le fils de Joseph, 
tu répondais, Seigneur, par la Parole de ton Fils bien-aimé.
Plus qu'un pain terrestre, le pain descendu du ciel
est signe de ton amour pour nous.

Aux murmures des humains d'aujourd'hui, 
tu réponds, Seigneur, par le don d'une vie sans fin. 
Plus qu'un pain ordinaire, ce pain, c'est le Christ lui-même, 
qui nous fait vivre maintenant et pour l'éternité.

    cf. Vie liturgique, N° 378, p. 44-46

Du 18e dimanche ordinaire B - 2 août 2009

UN AUTRE PAIN

«Le pain de Dieu, c'est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde» (Jn 6, 33)
 

On ne vit pas que de pain, mais aussi de la Parole de Dieu.  Et l'on s'éduque à la nourriture spirituelle comme à l'alimentation. Beaucoup d'entre nous se contentent de «fast-food» spirituel. Ils pratiquent des bouts du Nouvel Âge par-ci par-là, des hors d'œuvre de croyances glanés un peu partout.  Quelle nourriture préférons-nous?

    cf. Rassembler,Vol 51, N° 4, p. 24
    Dans notre vie de croyant, un piège nous guette : évaluer la pertinence de la foi selon son efficacité et son utilité. Autrement dit, à quoi ça sert de croire ? (…) On en arrive à mettre de côté tout ce qui ne contribue pas à son bien-être personnel. (…) Mais l'appel de Dieu qui nous invite à croire n'est pas de l'ordre de l'utilité ou de l'efficacité. Il se peut que la foi ne serve à rien… (…)
   

Dieu a nourri nos ancêtres dans la foi au long de leur marche dans le désert. Certains se sont lassés de cette nourriture et ont oublié l'ensemble des merveilles que le Seigneur a accomplies. Leur foi se limitait à l'utilité de Dieu. Des milliers d'années plus tard, le même piège nous guette : cherchons-nous Jésus parce que nous voulons du pain dans notre assiette ou parce que nous reconnaissons dans ce pain quotidien le signe que Dieu est encore à l'œuvre aujourd'hui ?

    cf. Vie liturgique, N° 378, p. 21

17e dimanche ordinaire B — 26 juillet 2009

DU PAIN EN ABONDANCE

«Que tes œuvres Seigneur te rendent grâce et que tes fidèles te bénissent»  (Ps 144, 10)
  Si le pain n'est pas multiplié aujourd'hui pour tant d'hommes qui meurent de toutes les faims, ce n'est pas que Dieu manque à l'humanité, ce n'est pas que Dieu fasse défaut, c'est que l'homme manque aux hommes, c'est que l'homme se manque à lui-même.
    Cf. Pierre Talec, Laissez-vous tenter par Dieu, Paris, Centurion 1977, p. 68
  En nous disant : «Faites ceci en mémoire de moi» Lc 22, 19, Jésus nous invite, certes à célébrer sacramentellement son sacrifice, grâce au ministère des prêtres. Mais, plus fondamentalement encore, il nous demande de faire avec nos vies ce qu'il a fait avec la sienne. C'est à ce sacrifice spirituel d'un chacun que s'ordonne la messe : nous mangeons le corps du Christ pour livrer le nôtre, nous buvons son sang pour verser le nôtre. Ou bien alors nous sommes des inconscients. Jouant avec la cène et pliant les rites à nos fantaisies sentimentales. On ne badine pas avec un tel amour. «Ce n'est pas pour de la poésie que je t'ai aimé.»
    Cf. A. Manaranche, Un chemin de liberté, Seuil, p 168

16e dimanche ordinaire B - 19 juillet 2009

Y METTRE LE TEMPS

«Alors, Il se mit à les instruire longuement…» (Mc 6, 34)

  Le début de la foi, c'est de comprendre que l'être humain ne peut par lui-même percer tout le mystère de Dieu. La foi commence quand Dieu se révèle, quand il dévoile son propre visage.
    Cf. Rassembler, Vol. 45, N°4, p. 12
  Jésus est le pasteur par excellence puisque non seulement il enseigne et proclame la Parole, mais parce que dans son identité profonde, il est la Parole de Dieu, il est le secret de Dieu enfin dévoilé à nos yeux.
(…)
«
Seigneur, donne-nous le temps de prendre le temps!»
    Cf. Rassembler, Vol. 45, N°4, p. 13

15e dimanche du temps ordinaire B - 12 juillet 2009

PETITS MOYENS, GRANDE MISSION

«J'écoute ce que dira le Seigneur Dieu ? 
Ce que Dieu dit, c'est la paix pour son peuple»
(Ps 84)

Aujourd'hui encore, la mission de Jésus se continue. Jésus avait voulu rejoindre le plus de gens possible en envoyant douze de ses disciples sur la route. Aujourd'hui, le Christ ressuscité continue d'envoyer ses disciples sur la route, pour proclamer l'Évangile et pour inviter à la conversion.
Cf. Rassembler, Vol. 60, N°4, p. 18
L'annonce de la Bonne nouvelle aura la force du témoignage qui la porte. C'est le vécu du témoin qui nous fait détecter la Bonne Nouvelle. C'est la vérité de la vie de quelqu'un qui nous fait découvrir le saisissement en Dieu et qui nous fait nous y laisser saisir à notre tour.
    Cf. Rassembler, Vol. 51, N°4, p. 11
    PRIÈRE

Seigneur, sur la route du monde 
Des milliers et des milliers de gens vont et viennent… 
Plusieurs savent où les mèneront leur pas. 
D'autres l'ignorent complètement.

Seigneur, je suis engagé, à ta suite, avec mes frères et mes sœurs dans la foi. 
Je suis engagé sur tes pas, sur tes traces. 
Rends-moi conscient(e) de cet engagement.

Chaque jour tu m'appelles comme au premier jour. 
Tu m'as choisi «avant la création du monde» (Ép 1, 4) 
Pour être ta voix, ta main, ton cœur au milieu de ton peupl
e. 
Fais, Seigneur, que jamais je ne l'oublie. Amen.

Cf. Rassembler, Vol. 48, N°4, p. 10

14e dimanche  du temps ordinaire B — 5 juillet 2009

LUI DONNONS-NOUS SA CHANCE ?

«Et là, Il ne pouvait accomplir aucun miracle;» (Mc 6, 5 )

  L'épisode de Nazareth, met en relief saisissant, la manière dont Dieu ne se départira jamais pour nous ramener à lui, il fait des avances. Il attend notre ouverture; il frappe à la porte, mais il n'entre qu'à notre invitation. Il appelle, mais suite n'y sera donnée que si nous-mêmes le voulons bien. (…)

La foi ne doit donc nullement être considérée comme une espèce de condition qu'il met pour distribuer ses faveurs, comme s'il opérait, je ne sais quel subtil chantage. La foi, c'est une ouverture du cœur qu'il vient mendier et guetter pour être sûr que ceux qui cherchent Dieu, ne le cherchent que dans le dénuement et la vérité et dans le commencement de la confiance à l'amour pressenti. (…)

On ne peut aller au Père que par Jésus, mais on ne peut aller à lui qu'en franchissant, d'une manière ou d'une autre, ce seuil que l'homme de bonne volonté voit se présenter partout où ses pas le mènent : l'ouverture à autrui dans la loyauté d'une vérité qu'on tâche de faire ensemble.

Cf. A. M. Besnard, Du neuf et de l'ancien, Paris, Cerf, 1979. p. 88-89

13e dimanche du temps ordinaire B - 28 juin 2009

DES AUDACES QUI FONT VIVRE …

 «Vers Toi Yahvé, j'appelle ! » (Ps 29, 9)

  Plus que les microbes et la maladie, plus que les limites mêmes de la biologie, la vraie, l'ultime menace qui pèse sur nous est celle de notre propre fermeture à la vie, aux autres et à Dieu. 
    Rassembler, Vol 48, N° 3, p 37
  Quelle que soit la longueur de notre vie, elle est toujours parfaite et pleine de sens en Dieu. «Les chemins de Dieu ne sont pas nos chemins; les pensées de Dieu ne sont pas nos pensées.»
    Rassembler, Vol 51, N° 3, p 43
  La vie humaine est ce qu'elle est et aboutit un jour à la mort. Mais Dieu affirme que cette mort là n'est pas la vraie mort, que cette mort là est passage à une autre vie. 
    Rassembler, Vol 45, N° 3, p 42

12e dimanche du temps ordinaire B –  21 juin 2009

POURQUOI AVOIR PEUR ?

«Maître, tu ne te soucies pas de ce que nous périssons »!  (Mc 4, 38)

  Dieu nous propose plutôt de passer de la domination à la relation, à la foi. C'est pourquoi il a envoyé son Fils pour être proche de nous quand nous devons affronter la souffrance et le mal. Jésus est le seul capable de nous accompagner dignement à cause de son passage du «sommeil» au «réveil», de la mort à la vie 
    Rassembler, Vol. 57, N° 3, p. 46
  La tempête apaisée est ainsi une épiphanie (manifestation) de la puissance encore cachée de Jésus. Elle s’inscrit dans la série des actes qui permettent à Jésus de révéler progressivement le mystère de sa personne. (…)

Or, le Seigneur Jésus nous adresse en ce dimanche une bonne nouvelle : il est toujours avec nous, il est dans la même barque que nous, il partage notre destin. Jésus n’a jamais promis que nous serions épargnés de la peur, de l’échec, de la maladie et de la mort.

    Rassembler, Vol. 54, N° 3, p. 36-37

Dimanche de la Fête du Sacrement du Corps et du Sang du Christ B - 14 juin 2009

LE SIGNE DE LA VIE DONNÉE

«Tout ce qu'a dit Yahvé, nous le mettrons en pratique»  (Ex 24, 7)

  Nous n'offrons plus de sacrifice, nous faisons mémoire de l'unique sacrifice du Christ. Faire mémoire signifie beaucoup plus que le souvenir, c'est rendre présent. (…)

En célébrant l'Eucharistie nous faisons en sorte que, le sacrifice du Christ qui s'est offert lui-même à Dieu 
[une fois pour toute] comme une victime sans tache, continue de porter du fruit en nous.

     Rassembler, Vol 63, no 3, p. 45
 

PRIÈRE

   

Père, Ton Fils est venu nous apprendre la grandeur de ton amour.
Il s’est donné librement sur la croix, après nous avoir laissé le repas de sa présence.
Il traduisit ainsi ton désir de communion à tout jamais.
Aujourd’hui, le don précieux de son Corps et de son Sang nous émerveille.
Nous voulons te dire merci de ce grand signe, de ce Saint sacrement
que tu renouvelles chaque fois que nous célébrons le mémorial pascal.
Garde-nous près de ce mystère qui nourrit notre foi
et ravive notre solidarité avec tous nos frères et sœurs de la terre.

Dimanche de la Fête de la Sainte Trinité B - 7 juin 2009

DIEU SE RÉVÈLE AU CŒUR DE NOTRE VIE ! 

«En effet, tous ceux qu'anime l'Esprit de Dieu sont Fils de Dieu»  (Rm 8, 14)

  Chaque fois que nous faisons le signe de la croix, nous exprimons notre foi au Dieu trinitaire. La croix nous rappelle que Jésus, le Fils unique du Père, est notre Sauveur par le don de l'Esprit. 
    Rassembler, vol. 66, N° 3, p. 31
  Le Christ Jésus n'est autre que la Parole éternelle de Dieu en personne, tandis que l'Esprit transmis par le Ressuscité est Celui qui, dès les origines, pénétrait l'Univers pour lui donner sa cohésion.
    Rassembler, vol. 66, N° 3, p. 32
  Ce que nous sommes devenus par notre baptême devrait illuminer notre visage et transformer nos comportements. Pourquoi ne pas manifester ce que nous sommes en réalité, des enfants de Dieu le Père et des frères et sœurs de Jésus, le Christ, par le même Esprit qui habite en nous ? Nous avons été baptisés au Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Il convient maintenant d'en vivre. 
    Rassembler, vol. 66, N° 3, p. 34

Dimanche de la Pentecôte B - 31 mai 2009

VERS LA VÉRITÉ TOUTE ENTIÈRE

«Celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu et Dieu en lui !» (I Jn 4, 16)

  Du côté de l'être humain, connaître la vérité sur Dieu, ce n'est pas d'abord connaître son essence, son mystère intime, c'est d'abord faire l'expérience de sa fidélité. Jean affirme, au début de son évangile,
que «la grâce et la vérité nous sont venues par le Christ.» 
(Jn 1, 17)
    Cf. Rassembler, Vol. 60, N°3, p. 32
  Dans la Bible, la vérité se situe au niveau de l'être et du sens. Elle est prise de conscience d'une sorte d'opposition : l'être humain pour être dans la vérité, doit prendre conscience de son état de fragilité totale; il est celui qui existe par un Autre et par les autres.
    Cf. Rassembler, Vol. 60, N°3, p. 33

Dimanche de l’Ascension du Seigneur B – 24  mai  2009

UN  DÉPART  QUI  CHANGE  TOUT !

«Quant à eux, ils s'en allèrent proclamer partout la Bonne Nouvelle» (Mc 16, 20)
  La nuée révèle que Jésus s'est soustrait à leur regard.  Et rien ne sert de rester  «là à regarder vers le ciel»  (v. 11). Il s'agit désormais pour les témoins des actes et des paroles de Jésus de porter témoignage, à commencer par Jérusalem, jusqu'aux extrémités de la terre  (v. 8).
    cf. Rassembler, Vol. 63, N°3, p. 26
  Dire le message de l'évangile exige que nous nous exercions à l'écoute des mentalités nouvelles afin de dégager une vision juste et réaliste du monde.
    cf. Rassembler, Vol. 63, N°3, p. 28
  L'appel au témoignage vise chacun des membres de l'Église. Nos limites et nos milieux de vie demeurent les lieux privilégiés où le Ressuscité continue de dispenser sa force de salut. À nous de voir les signes !
    cf. Rassembler, Vol. 63, N°3, p. 29

6e Dimanche de Pâques B - 17 mai 2009

QUICONQUE AIME, EST NÉ DE DIEU

«Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés»  (Jn 15, 9)

  Dieu n'était pas obligé de créer le monde. La création de Dieu, qu'il s'agisse du temps et de l'espace, des étoiles, des oiseaux du ciel ou de l'être humain, toute la création est oeuvre d'amour. Elle est générosité. (…)

C'est en Dieu qu'est l'amour. C'est Dieu qui est l'amour. Quand on comprend cela, toute la vie est changée. Nos amours sentimentales n'en sont pas détruites pour autant. Elles en sont transfigurées, illuminées, propulsées dans un autre registre.

    cf. Rassembler, Vol. 666, N°3, p. 19

5e Dimanche de Pâques B - 10 mai 2009

DEMEURER ENSEMBLE

«Je suis la vraie vigne et vous, les sarments, dit le Seigneur»  (Jn 15, 5)

  Demeurer dans son amour : ne jamais perdre le contact, ne pas se laisser séparer par les changements d'adresse, les déménagements, les soubresauts de l'existence… Voilà pourquoi nous investissons dans une vie vraiment branchée sur Jésus !
    cf. Rassembler, Vol. 63, N°3, p. 18
  Jésus, lui, est la vraie vigne; et nous, nous sommes les sarments, vivants de la même sève que Jésus, appelés à porter des fruits en étant des branches bien attachées, en étant débarrassées des gourmands qui accaparent la force et ne produisent rien. (…)

Pour Dieu le Père, nous sommes une même réalité avec Jésus le Christ. Voilà la nouvelle humanité : Le Père nous voit dans le Fils, à travers Jésus-Christ; nous faisons partie de lui.

    cf. Rassembler, Vol. 51, N°2, p. 56
4e Dimanche de Pâques B – 3 mai  2009  

SE FAIRE VIVRE LES UNS LES AUTRES

«Mieux vaut s'appuyer sur le Seigneur 
que de compter sur les puissants» 
(Ps 117, 9)
  Jésus nous rassemble et change notre dispersion en fraternité. Fils de Dieu, envoyé par excellence, il a passé sa vie à faire le bien… Et cela continue, grâce à l'engagement des personnes sauvées par son Nom.
    cf. Rassembler, Vol. 66, N°3, p. 7
  La pédagogie de Jésus consiste d'abord à vivre au milieu des siens. Tout en assumant la condition humaine, jour après jour, il est le témoin parfait de l'amour de Dieu pour chaque personne rencontrée, avec la conséquence que l'on sait : il attire. Un courant de vie s'établit entre lui et les foules, les malades, les pécheurs, les hommes, les femmes et les enfants, les non-juifs; il attire même les chefs religieux.
    cf. Rassembler, Vol. 45, N°2, p. 64

3e Dimanche de Pâques B – 26 avril 2009 

C’EST BIEN MOI !

Pourquoi êtes-vous bouleversés? 
Et pourquoi ces pensées qui surgissent en vous?  

 

En des moments d’inquiétude et de désarroi, Jean rappelle que le pécheur peut toujours se tourner vers Jésus, son défenseur devant le Père et la victime offerte pour ses péchés. Ensuite, il donne le critère qui nous permet de discerner si nous connaissons vraiment Dieu : l’observance de ses commandements. Par la «connaissance» de Dieu Jean veut signifier l’union vitale avec Dieu. «Garder les commandements de Dieu»  ou «garder sa parole», c’est modeler sa vie sur celle de Jésus, le Fils de Dieu, sa Parole. De façon concrète, garder ses commandements, c’est croire en Jésus et s’aimer les uns les autres.

    cf. Rassembler, Vol. 45, N°2, p. 59
 

A ses lecteurs, séduits par tant de démarches et de voies religieuses, mais toujours désireux de connaître Dieu vraiment, Jean rappelle à quelles conditions cette communion avec Dieu peut s’établir et se développer. La vérité de la relation à Dieu réside dans la fidélité à sa parole et dans le déploiement d’un amour qui se manifeste dans toute sa vie.

    cf. Rassembler, Vol.  42, N°2, p. 66

PRIÈRE

Nous te disons merci, Seigneur, 
Pour la manière dont tu nous a révélé ton amour.
Depuis toujours, tu es avec nous. 
Parfois tu interviens de façon plus éclatante,
Comme au matin de la Résurrection de ton Fils.
Mais jamais tu ne nous abandonnes, 
Et tu ne cesses d'éclairer nos vies 
De la lumière du Christ Ressuscité. 
Donne-nous seulement des yeux pour voir 
Et un cœur pour écouter, 
Afin que notre vie soit transformée, 
Et que nous devenions à notre tour lumières, 
Nés de la lumière de ton Fils Ressuscité. Amen.

    cf. Rassembler, Vol 42, N° 2, p. 68

2e Dimanche de Pâques B – 19 avril 2009-02-27

CROIRE POUR VOIR !  

Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu  tu crois. 
Heureux ceux qui croient  sans avoir vu »
 

La mise en commun des biens manifeste la force de l’Esprit qui est capable de transformer l’instinct de propriété, source de tellement  de déchirements, en un lieu d’unité et de communion. Pourquoi ne pas s’interroger nous et la communauté que nous formons le dimanche : Qu’avons-nous encore à partager?

cf. Rassembler, Vol. 57, N°2, p. 49

Seule la foi pouvait rendre possible un partage comme celui des Actes. Il fallait renaître et vaincre tout égoïsme « grâce à la Résurrection du Seigneur Jésus. »

cf. Rassembler, Vol. 57, N°2, p. 49  

En ce temps pascal, reconnaître Jésus ressuscité, c’est accueillir le témoignage de Dieu qui agit en lui : par l’eau (du baptême) car il est le « bien-aimé »; par le sang, c’est le mystère de la croix; par l’Esprit qui arrache Jésus de la mort en le ressuscitant.

cf. Rassembler, Vol. 57, N°2, p. 49  

Dimanche de Pâques B - 12 avril 2009  

LA NOUVELLE DES NOUVELLES

«Il vit et il crut» (Jn 20, 8) 

 

Un homme – Jésus – avait été mis à mort. Il est revenu à la vie. Dieu son Père l’a relevé de la mort.  
Cet événement concerne particulièrement les chrétiens, car la résurrection de Jésus est la promesse et le gage de la leur. Mais il concerne aussi tous les hommes et  toutes les femmes de tous les temps et de partout sur terre. C’est pour eux tous que le Christ a traversé la mort.
(…)

 

Vous qui avez été baptisés, explique Paul, sachez que «vous êtes (déjà) ressuscités avec le Christ.  Recherchez donc les réalités d’en haut : (…) Tendez vers les réalités d’en haut et non vers celle de la terre.» (Col 3, 1-2)
(…)

 

Si je ne crois pas à la résurrection du Christ et à ma résurrection, il est normal que je m’accroche aux réalités d’en bas — les choses de la terre — et qu’elles tiennent une place centrale dans ma vie. 
Si je crois à la résurrection du Christ et à la mienne, c’est autre chose. Les réalités de la terre se trouvent relativisées ou, pour mieux dire, elles se trouvent orientées différemment.

    cf. Rassembler, Vol. 63, p. 60-61

«Devenu semblable aux hommes et reconnu comme un homme 
à son comportement»
  (Ph 2,7)

  Le chrétien est un croyant qui relit un événement dont le sens plénier est dévoilé à la lumière de la résurrection. L'entrée du Christ à Jérusalem est alors perçue comme une intronisation dans la gloire. La petite histoire devient geste divin.
(…)
  Pour les Évangélistes, le Christ qui entre à Jérusalem, y entre donc comme un roi qui maîtrise la situation et sera bientôt couronné par son Père. Elle est une marche vers la résurrection.
(…)
  Si le Christ ne souffre plus dans sa chair, le monde, lui, souffre dans sa chair. En portant personnellement sur lui les souffrances et les drames du monde, le Christ a invité ses disciples à l'imiter. La passion de Jésus ne cessera jamais de nous demander ce que nous faisons de la souffrance et du malheur de nos frères et sœurs.
    cf. Rassembler, Vol. 57, N° 2, p. 26-28